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Famille de René de Chasteaubriant (chasteaubriend) - Hélène D’Estouteville  (1499-circa 1530)

 

Rois de France dans la période: Louis XII (1462-1515), François Ier (1515-1547)

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Les Chasteaubriant, branche du Lyon d'Angers 

"La seconde branche des Chateaubriand fleurit pendant quatre cent vingt ans ; on la voit poindre à Jean, seigneur des Roches-Baritaut et de La Lande, deuxième fils de Geoffroy VI, baron de Chateaubriand.

Vers l'an 1260, Jean de Chateaubriand épousa Isabelle-Prévote de Thouars, dame de Chavannes. Il eut en partage de la succession de son père la seigneurie du Lion-d'Angers : il forma le premier degré de la lignée angevine et poitevine des Chateaubriand. pour service militaire le comté de Casan au royaume de Naples ; elle fonda une principauté en lllyrie ; elle s'allia deux fois avec la maison de Maillé, trois fois avec celle de Sainte-Maure-Montausier "

(Mémoires d'Outre-tombe, François René de Chateaubriand )

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Les premières notes historiques sur le Château de St Hilaire remontent à la fin du XVème siècle, date à laquelle la famille de René de Chasteaubriant (Châteaubriant/Châteaubriand), en était le propriétaire.

 En effet dans l'acte de présentation du nouveau curé de Saint Hilaire des Noyers, Symes Regnault, en date du 4 mars 1499 on lit: "A révérend père en Dieu Monseigneur l'évesque de Sées ... A René de Chasteaubriant,..., notre sire (à qui nous devons) subjection, révérance et obéissance" (Archives de l'évéché).

Dès le 5 juin 1492, René de Chasteaubriant, Chambellan du Roi, porta les titres de baron de Logné (Loigny), de vicomte de Regmalart et de seigneur des Roches-Baritaud, de Chavannes et du Lyon d'Angers (Archives du château de la Potherie, XXXII, f. 246). Il descendait de cette lignée du Lyon d'Angers qui eut "pour service militaire le comté de Casan au royaume de Naples ; elle fonda une principauté en lllyrie ; elle s'allia deux fois avec la maison de Maillé, trois fois avec celle de Sainte-Maure-Montausier " (Mémoires d'Outre-tombe).

La généalogie de la famille de Chateaubriant et les relations de René de Chateaubriant avec d'une part les Barons de Bretagne, et d'autre part avec François-René de Chateaubriand (la question de la relation entre les deux homonymes nous étant souvent posée), seront brièvement présentées ci-dessous.

 

Généalogie des Chasteaubriant (Chasteaubriend, Châteaubriant), Barons de Bretagne

Les Chasteaubriant (branche des Roches-Baritaut) sont apparentés aux Barons de Bretagne du même nom, représentant une branche issue de Geoffroy V de Châteaubriant (1216 † 16 mars 1263), baron de Chasteaubriant, seigneur de Vioreau, chevalier croisé avec Saint Louis .

Geoffroy V de Chateaubriant est issu d'une lignée qui remonte au plus haut dans l'histoire de France : en effet les Chasteaubriant seraient issus du mariage de Tihern (1020-1085) dont le nom générique indique le chef d'une paroisse bretonne, fils d'Eudon (999-1078) et Innogwen [fille de Hamon Ier ( † vers 1030), vicomte d'Alet] ou simplement Gwen, qui veut dire Blanche; ses enfants s'appelaient Briant (Brient), Hervé et Le Bœuf. Toute cette famille se fixa dans la partie du comté nantais connue alors sous le nom de la Mée et bornée par la mer, la Vilaine, le Samnon, l'Erdre et la Loire. Quant on considère la généalogie d'Eudon, père de Tihern, celle-ci remonte à Charlemagne (747-784) et Pépin le Bref (715-768) via des ducs de Bretagne Conan dit le tort (944-992) et Geoffroy I (974-1008).

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Donjon et remparts nord du château de Châteaubriant

 

Briant I (Brient) construisit un château sur les bords de la petite rivière de Chère; l'antique donjon carré, dont les ruines gigantesques dominent encore la ville de Chateaubriant, demeure la dernière, mais remarquable partie des constructions féodales de Briant I. Cette imposante forteresse reçut de son fondateur le nom de castellum Brientii (château de Briant), et Chasteaubriant devint dès lors le titre seigneurial et le noble berceau d'une des plus illustres familles dont la Bretagne puisse s'enorgueillir.

Une cité s'est développée autour du château et fut appelée Châteaubriant. La forteresse faisait partie des marches de Bretagne avec Vitré, Fougères, frontière chargée de défendre la Bretagne face au royaume de France.

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De Chasteaubriant (ames primitives)

 

La généalogie des Chasteaubriant arrêtée au grand ancêtre (Geoffroy V) de René de Chasteaubriant est présentée ci-dessous :

 

Branche primitive de la famille de Chasteaubriant

Briant Ier de Châteaubriant († avant le 9 février 1063), seigneur de Châteaubriant, fils de Teuharius de Châteaubriant et de Innoguent († entre 1064 et 1066) (fille de Hamon Ier ( † vers 1030), vicomte d'Alet),

Geoffroy Ier de Châteaubriant, dit Le Vieux (Gauzfred) († avant 1066), seigneur de Châteaubriant, princeps, il prend part à la Première croisade, sans postérité, fils du précédent,

Tehel de Châteaubriant († avant 1084), seigneur de Châteaubriant, frère du précédent,

Geoffroy I de Châteaubriant, dit Le Bâtard, seigneur de Châteaubriant, demi-frère du précédent,

Briand II, dit le Vieux († 1116), seigneur de Châteaubriant, fils du précédent,

Geoffroy II de Châteaubriant († 9 septembre 1150), seigneur de Châteaubriant[].

Branche ainée des barons de Chasteaubriant (arrêtée à Geoffroy V)

Geoffroy III de Châteaubriant († vers 1206), baron de Châteaubriant[3], ayant participé à l'Assise au Comte Geoffroy en 1185, Châteaubriant est élevée au rang d'ancienne Baronnie de Bretagne, fils du précédent, épouse baronnesse Béatrice de Candé du Petit-Montrevault de la Baronnie de Candé.

Geoffroy IV de Châteaubriant († 22 mars 1233), baron de Châteaubriant[], baron de Candé et sénéchal de La Mée, seigneur de Candé La Mée, fils du précédent.

Geoffroy V de Châteaubriant (1216 † 16 mars 1263), baron de Châteaubriant, baron de Candé, seigneur de Vioreau, chevalier croisé avec Saint Louis, inhumé au Monastère de Béré, fils du précédent,

Geoffroy V se maria tout d'abord avec Mahaut ( † vers 1247) (fille de Conan et petite-fille de Henri Ier d'Avaugour), dame de Pordic, puis avec Aumarie ( † après 1242), fille de Guy Ier, vicomte de Thouars, dont il eut deux enfants Jehan, tige de la branche des Roches-Baritaut et Guyotte (détail dans http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_seigneurs_de_Ch%C3%A2teaubriant et http://fr.wikipedia.org/wiki/Famille_de_Ch%C3%A2teaubriant).

Il s'agirait là du Chotard de Chasteaubriant, décrit par Joinville, qui, lors de la Bataille de Mansourah (1250), sauve Louis IX d’un dard et répand son sang sur les armes du monarque. Pour le remercier, Saint Louis l'autorisa à transformer les pommes de pin (ou plumes de paon) de ses armes en fleurs de lys . Les barons de Chasteaubriant adoptèrent alors cette magnifique devise : "Notre sang teint les bannières de France".

 

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 Place de la branche des Chasteaubriant, seigneurs du lion d’Angers et des Roches Baritaut, dans la généalogie des barons de Bretagne

René de Chasteaubriant est le fils de Théaude de Chasteaubriant, baron du Lyon d’Angers, sieur des Roches, Comte de Casan et de Françoise Odart, Dame de Colombières et baronne de Longny. Théaude est lui-même le fils de Jean de Chasteaubriant (voir http://genealogiequebec.info/testphp/info.php?no=174218).

Comme nous l’avons déjà précisé en tout début de cette section, François René de Chateaubriand retrace dans les Mémoires d'outre-tombe, la généalogie de cette branche de sa famille

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Généalogies comparées de René de Chasteaubriant et de François René de Châteaubriant

 

Comme indiqué dans la figure ci-dessus (et comme François René de Châteaubriand l'avait bien précisé dans ces mémoires d'outre-tombe - voir: http://membres.multimania.fr/jmdoggy/textes/memoiredoutretombe4.html), René et François René ont un ancêtre commun, en l'occurrence Geoffroy IV.

La branche des Beaufort dont François René descend (via le rameau des Touches) est issue de Briant de Châteaubriant-Beaufort, frère de Geoffroy V. La branche des seigneurs du Lion d'Angers et des Roches Baritaud descend de Jean de Châteaubriant, fils de Geoffroy V et frère cadet de Geoffroy VI.

La famille de Chasteaubriant a pour origine la région d’Angers, plus exactement la petite cité de Challain la Potherie qu’elle posséda pendant plus de 200 ans (pour détail voir pages 20 et suivantes du document http://www.odile-halbert.com/Paroisse/Lesperonniere1/Lesperonniere-Challain.pdf ).

La branche des Chasteaubriant, seigneurs du Lion d’Angers et des Roches Baritaut est présentée dans la figure et le tableau ci-dessous (pour détails voir les extraits de l’ouvrage de l’histoire de la baronnie de Candé par le comte René de l’Esperonnière, placés en annexe de la présente section).

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Branche des Chasteaubriant, seigneurs des Roches-Baritaut

(liste arrêtée à Théaude, père de René)

 


Descendance de Théaude de Chasteaubriant

Théaude de Chasteaubriant hérita de son frère des seigneuries de Challain, du Lion d’Angers de Chavannes. Il reçut le titre de comte de Casan, au royaume de Naples. Il épousa Françoise Odart, fille unique de Pierre Odart, seigneur de Verrières, lui apporta les terres de Longny, de Verrières et de Vauchrétien (les Odart portaient d’or à la croix de gueules, chargée de cinq coquilles d’argent).

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Généalogie de Théaude de Chasteaubriant

 

D’une manière plus précise est décrite ci-dessus la généalogie de Théaude de Chasteaubriant, père de René.

De l’union de Théaude de Châteaubriant avec Françoise Odart naquirent cinq enfants :

1.   René, qui hérita de la châtellerie de Challain à la suite de la mort de son oncle Jacques vers l’an 1500 (Jacques, archiprêtre de Saumur, était devenu seigneur de Challain à la suite du décès de son frère Théaude). En outre, il est possible d’avancer que c’est certainement par l’intermédiaire de sa belle-mère que René devint propriétaire de Saint Hilaire des Noyers, compte tenu de la proximité de Saint Hilaire et de la seigneurie de Verrières.

Comme l'indique Jean Luc Deuffic dans un article paru dans le Manuscrit médiéval (http://blog.pecia.fr/post/2010/09/04/Ren%C3%A9-de-Chasteaubriant-(-ca-1495),-chevalier-p%C3%A8lerin-pour-la-Terre-Sainte): "la carrière de René de Châteaubriant n'est pas très connue... faute de documentation. Quelques titres dans les archives du château de Beaumont (Belgique) font état d'une "Lettre d'invitation du roi Dom Philippe de Castille à M. René de Châteaubriant, seigneur du Lion d'Angers, pour l'engager à venir signaler sa vaillance dans la guerre sainte qu'il faisait aux Maures de Grenade et de Cordoue, le 12 juin 1490 ; avec la copie d'une très-élégante réponse latine, datée de Paris le 8 mars 1491" (Commission royale d'histoire, Académie royale de Belgique, II, 1838, p. 270)".

Toujours selon Jean Luc Deuffic, "René de Châteaubriant apparait également dans la « Relation d'un voyage en terre sainte, au mont Sinaï et au couvent de Sainte-Catherine » qu'il effectua vers 1486 avec un groupe de pèlerins parmi lesquels figuraient deux autres Bretons : François de Tournemine, et l'abbé de Saint-Méen, Robert de Coëtlogon. Le récit anonyme de ce périple se trouve transcrit dans un manuscrit de la Bibliothèque municipale de Rennes (ms 261), du XVe s., manuscrit qui comporte deux feuillets d'un livre de raison tenu par Jean Bouscher, sieur des Planches, en Bruz, près de Rennes (Trésor des bibliothèques de Bretagne, Pontivy, 1989, p. 72, n° 26 - Abbé Guillotin de Corson, "Note sur la relation d'un voyage en Terre-Sainte fait par trois Bretons à la fin du XVe siècle", dans Bulletin et mémoires de la Société archéologique du département d'Ille-et-Vilaine, XXXIII, 1904, p. 395-398)" [...]

Ses armes (de gueules, semé de fleurs de lys d'or), accompagnées du collier de l'Ordre de Saint-Michel, se retrouvent sur un exemplaire du Livre de l'Ordre de Chevalerie de Raymond Lull, aujourd'hui conservé à la Bibliothèque municipale de Toulouse (ms 830) : "Cy commence le livre de l’ordre de chevalerie". Prologue : « A la louenge et gloire domne Dieu, qui est sire et roy souverain par dessus toutes choses celestes et terrestres, nous commençons cest livre de l’ordre de chevalerie pour demonstrer que à la segnifiance … ».

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Un autre aspect méconnu de la biographie de René de Châteaubriant reste sa nomination, le 11 août 1493, par D. João II, roi du Portugal (1455-1495, dit le Prince parfait), au titre de comte (in partibus infedelium) de Guazava, au royaume de Fez. Voir Pierre de Cenival, "René de Chateaubriand, comte de Guazava au royaume de Fez, 1493", dans Hespéris, XIX, 1934, p. 27-37. Jean Aubin, "D. Joao II devant sa succession", dans Arquivos do Centro Cultural Português, 27, 1990, p. 101-140 (118-121)".

Après la mort de Jacques de Châteaubriant, peu avant 1500, René de Chasteaubriant entra en possession de la châtellenie de Challain, dont la nue-propriété paraît lui avoir été assurée dès 1480. Sa fortune fut divisée entre ses filles, excepté la seigneurie de la Roche-Baritaud qui advint à son frère cadet, Georges (Comte René de l'Esperonnière, Histoire de la baronnie de Candé, Angers, 1894, f. 426-427).

 

Mariage de René de Chasteaubriant avec Hélène d’Estouteville

René de Chasteaubriant épousa Hélène d’Estouteville (pour détail voir http://pagesperso-orange.fr/herve.laine-bucaille/noblesse/E/Estoutteville_624191.htm), Dame du Tronchoy.

Hélène est la fille:

Ø d’Ambroise de Loré (vers 1410 – 03/06/1479) baronne d’Ivry, dame de Muessy. Ambroise de Loré était la fille d'Ambroys de Loré (1395 Oisseau - 25 mai 1446, Paris), chevalier, compagnon de Jeanne d'Arc, Commissaire réformateur des métiers et de la police et Garde de la prévôté de Paris, assimilé Prévôt de Paris de 1436 à 1446. Ambroys II est né au château de Loré (pour détail voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Ambroise_de_Lor%C3%A9) et de Catherine de Marcilly, baronne d'Ivry.

Et de :

Ø Robert VII d'Estouteville, Seigneur de Beynes, Prévôt de Paris, Conseiller et Chambellan des rois Charles VII et Louis XI, Capitaine de Fécamp (détail sur Robert VII d'Estouteville dans http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_VII_d'Estouteville).

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D'Estouteville

Burelé d'argent et de gueules de dix pièces au lion de sable armé,

lampassé et couronné d'or, brochant sur le tour

 

Hélène avait un frère et trois soeurs:

-Jacques, chambellan de Roi et prévôt de Paris qui succéda à son père
-Marie, mariée à Jean de Châteauvillain
-Jeanne, épouse de Robert l'Anglois
-Ambroise, religieuse à Saint-Sauveur d'Évreux

Généalogie des d’Estouteville

Comme les Chasteaubriant, Robert VII d'Estouteville est issu d'une lignée qui remonte au plus haut dans l'histoire de France: Robert VII était le fils de Jeanne d'Ondeauville et de Guillaume d’Estouteville grand maître et général réformateur des Eaux et Forêts de France qui avait été fait prisonnier des Anglais au siège d’Harfleur en 1419 qui avait pris le parti du Roi de France.

Les biens qui avaient été confisqués à Guillaume lui furent donc rendu, à lui et à ses frères, par le Roi en 1422.

Robert VII d' Estouteville, contribua avec la noblesse de Normandie à la libération de Nancy assiégée par Charles Le Téméraire. Il fit édifier un château fort à Beynes (Yvelines) pour aider à la défense de Paris contre les Anglais. Conseiller et chambellan du roi Charles VII, il fut nommé prévôt de Paris sur démission de son frère aîné, Jean.

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