Famille de Madeleine de Chasteaubriant - François de la Noüe (Noë)

 

Rois de France dans la période: Louis XII (1462-1515), François Ier (1515-1547)

 

De l'union  de René de Chasteaubriant et d'Hélène d'Estouteville naquirent trois filles :

A- Charlotte de Chasteaubriant

 Charlotte, mariée à Henry, sire de Croy (fils de Philippe de Croy et de Jacqueline de Luxembourg), seigneur d'Araines, comte de Portien (Porcien, Porcean) et Seneghem, seigneur d’Arschot, de Renty, de Montcornet et de Bar sur Aube (1456-1514). Henry était le conseiller et chambellan du roi Louis XII. Charlotte décéda vers 1509 (pour détail voir page 4 de http://racineshistoire.free.fr/LGN/PDF/Croy.pdf). Sur un ancien armorial de Mons (Belgique) relatif aux familles alliées des Croy figuraient les armes de René de Châteaubriant et de sa femme Hélène d'Estouteville: Le blason du mari porte de gueules semé de fleurs de lis d'or. Celui de l'épouse est burelé d'argent et de gueules ; un lion de sable, armé, lampassé et couronné d'or brochant sur le tout.

La Maison de Croÿ

On trouve les premières traces de la Maison de Croÿ au XIIe siècle, en Picardie. Elle a pris son nom du village de Crouy-Saint-Pierre (Somme), ce qui explique que le nom Croÿ se prononce toujours en français "crouï" (et non crouille). Ce sont alors de petits seigneurs locaux sans fortune ni influence.

Devise officielle de la Maison de Croÿ : «A jamais Croÿ»

 

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NB : Arschot est érigé en duché (Gênes, 04/1533) - Renty (Saint-Omer) érigé en marquisat par l’Empereur Charles-Quint en faveur de Philippe II de Croÿ  -Château-Porcien est érigé en Principauté (04/06/1561) par le Roi Charles IX en faveur d’Antoine III de Croÿ.

C'est Antoine Ier le Grand de Croÿ, sous le règne de Philippe le Bon qui va favoriser l'ascension de la famille. Il arrive à obtenir l'oreille du prince en devenant son plus proche conseiller, notamment dans la dernière décennie de son règne. Les Croÿ deviennent alors le clan le plus important de la cour, obtenant gouvernements, titres et largesses. Ils s'attirèrent la haine du reste de la noblesse burgondo-flamande par leur position de favoris, d'autant qu'Antoine était considéré comme une sorte de nouveau-riche, un petit seigneur obscur venu de France et monopolisant à son profit l'attention d'un prince vieillissant. Antoine entra alors en conflit avec le comte de Charolais, futur Charles le Téméraire. L'héritier déjà en âge de régner n'appréciait que peu ce clan "parasitaire" qui captait la régence alors que lui-même était exclu par son père du gouvernement. Lors de son "coup d'état", Charles accusa les Croÿ de travailler pour la France et fit déchoir les Croÿ et les Rubemprés, leurs alliés, de leurs places de chevaliers de l'ordre de la Toison d'or. Ils furent bannis et beaucoup trouvèrent refuge à la cour de France, dont le roi n'était que trop content de pouvoir nuire à son encombrant cousin.

Malgré cet aléa, les Croÿ revinrent vite en faveur. La mort du Téméraire accéléra encore ce mouvement, puisque les Croÿ se posèrent en indéfectibles défenseurs des droits de la princesse Marie de Bourgogne face au roi de France. Les premiers Habsbourg, Maximilien, Philippe le Beau et Charles Quint continuèrent à s'appuyer sur cette famille aux clientèles puissantes et à la récompenser de leurs largesses. La famille connut l'apogée de sa puissance au début du XVIe siècle, quand Guillaume de Croÿ, seigneur de Chièvres, devint le précepteur de Charles de Bourgogne, futur Charles-Quint, à Malines et Bruxelles.

 Les enfants d’Henry de Croÿ et de Charlotte de Chasteaubriant
 

1° Philippe II de Croy (1496) mort à Bruxelles en avril 1549, premier duc d'Arschot et héritier d'une grande partie des biens de son oncle, Guillaume de Croy, dit Monsieur de Chièvres, précepteur de Charles-Quint. 1496 + 04/1549 (Bruxelles), premier duc d’Arschot, seigneur puis marquis de Renty, prince de Chimay, duc de Sora et d’Archi, comte de Porcien et Beaumont, seigneur de Croÿ, Grand d’Espagne (~1526), chevalier de la Toison d’Or.

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       Philippe II de Croÿ

Philippe II de Croÿ eut trois épouses : 1) 30/08/1520 Anne de Croÿ, Princesse de Chimay, dame d’Avesnes, Landrecies, Saint-Venant et Lillers [22/02/1501 + 06/08/1539 (Amersfoort) - fille de Charles de Croÿ, Prince de Chimay, et de Louise d’Albret, vicomtesse de Limoges] - puis 2) Jeanne d’Humières (fille de Philippe (Guillaume) d’Humières, seigneur de Lassigny, et de Barbe du Bois-d’Annequin)- puis. 3) 09/07/1548 Anne de Lorraine 25/07/1522 + 15/05/1568 (Diest - fille d’Antoine II «Le Bon», duc de Lorraine et de Bar, et de Renée de Bourbon, dame de Mercoeur; veuve de René de Nassau, Prince d’Orange + 15/07/1544).

 

Descendance de Philippe II de Croÿ, fils ainé de Charlotte de Chasteaubriant  et Henry

 

Philippe III de Croÿ, petit fils de Charlotte de Chasteaubriant et d’Henry Ii de Croÿ, fils cadet du gouverneur de Hainaut Philippe II de Croÿ (1496 † 1549) et d'Anne de Croÿ-Chimay (1501 † 1539), hérita des titres de sa famille à la mort de son frère Charles II, assassiné en 1551. Il fut ordonné chevalier de la Toison d'or par Philippe II en 1555 et officia à partir de cette date en tant que diplomate.

 

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Philppe III de Croy

En 1563, il s'opposa à Guillaume le Taciturne et aux autres princes réformistes des États généraux des Pays-Bas qui demandaient le départ du cardinal de Granvelle.
Cette prise de position, ainsi que sa dévotion à la papauté, qui s'exprima notamment lors du massacre de la Saint-Barthélemy, accrurent sa faveur auprès de Philippe II malgré l'accueil mitigé qu'il réserva en 1576 au successeur de Marguerite de Parme, Don Juan d'Autriche, à la tête des Pays-Bas. 
Malgré la défiance de la population, il fut nommé gouverneur militaire de la place d'Anvers au repli du corps expéditionnaire espagnol en 1577. 
Opposé au gouverneur général Don Juan, jaloux de la popularité de Guillaume d'Orange, il prit la tête des partisans de l'archiduc Matthias et fut bientôt élu gouverneur général des Flandres par les États généraux des Pays-Bas. Mais une faction puissante de bourgeois Gantois le détestait et se saisit de lui au cours d'une émeute ; il ne fut libéré qu'après avoir démissionné de son poste de gouverneur. Une fois libre, Philippe III de Croÿ chercha à rentrer en faveur auprès de Philippe II. Il obtint effectivement son pardon en 1580 et fut nommé vice-gouverneur des Pays-Bas ; mais lorsque le comte de Fuentes fut nommé gouverneur général en 1594, il préféra se retirer à Venise.
 
2° Guillaume de Croy (1498), prince du Saint Empire en 1516, cardinal-archevêque de Tolède et chancelier de Castille, mort à Worms, le 6 janvier 1521 (suite à une chute de cheval à la chasse) et inhumé au cloître des Célestins d'Héverlé : son corps et son mausolée ont été transférés en 1842 dans l'église des Capucins, à Enghien (Ernest Matthieu, Histoire d'Enghien, p. 564). Il fut évêque de Cambrai (1516, succède à son oncle Jacques) puis Archevêque de Tolède & Primat d’Espagne (1516-06/01/1521), Chancelier d’Espagne, cardinal (nommé par Léon X à la prière de l’Empereur)
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3° Charles I de Croy, comte (Prince) de Château- Portien et Senighem, baron de Montcornet, seigneur d’Hoogstraeten et d’Airaines, époux de Françoise d'Ambroise dame de Reynel (fille de Jacques d’Amboise, seigneur de Bussy, et d’Antoinette d’Amboise, dame de Jaligny). Charles I de Croÿ était gentilhomme de la chambre de François I en 1536.

 
4° Charles II de Croy (1506), abbé d'Afflighem, de Saint-Ghislain et d'Hautmont, puis nommé à 17 ans évêque de Tournai en 1524, mort à Saint-Ghislain, le 2 décembre 1564. En 1558, il accompagna Marie, reine de Hongrie, lorsqu’elle eut une entrevue sur la frontière de Picardie avec François Ier. En 1551, l’empereur Charles Quint lui écrivit pour l’engager à se rendre au concile de Trente, tenu contre les doctrines de Zwingle et Calvin.
 
5° Robert de Croy (1507), évêque de Cambrai, prince du Saint Empire, comte du Cambrésis, mort le 31/08/ 1556, évêque de Cambrai (1519, sur résignation de son frère Guillaume - 31/08/1556). Il fut présent à la célèbre conférence qui eut lieu à Cambrai entre les plénipotentiaires de Charles Quint et de Francois Ier.  Il participa au concile de Trente en 1546 et publia des Ordonnance Synodales (1551). Sa tombe se situait devant l’autel de la Vierge de la cathédrale de Cambrai.
 
Jacqueline de Croÿ, morte en1550 épousa le12/03/1520 Antoine de Berghes, marquis van Bergen-Op-Zoom, chevalier de la Toison d’Or (13/05/1500 + 27/06/1541 - fils de Johan III de Glymes, marquis de Bergen-Op-Zoom, et d’Adrienne de Brimeu). Ils furent inhumés dans l’église collégiale de Bergen-Op-Zoom.
 
Charlotte de Croÿ, Abbesse de Ghislenghien.
 
Hélène de Croÿ, morte en 1532 (ou 1530 ?), épousa Jacques III de Luxembourg, seigneur de Fiennes, comte de Gavre, chevalier de la Toison d’Or.

 

 
B- Marie de Chasteaubriant
 
Marie, dame du Lion d’Angers, épousa vers 1490 Jean III de Chambes, sieur de Montsureau. Par ce mariage la terre de Challain passa dans la maison de Chambes (pour détail voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Famille_de_Chambes). Jean III de Chambes, épousa Marie dans les premières années du XVIe siècle, et devint par ce mariage seigneur de Challain et du Lion-d’Angers. Il mourut avant 1519. Sa veuve fit son testament le 21 avril 1522. 
 

La Maison de Chambes

La Maison de Chambes alias de Jambes est une des plus anciennes familles originaire de l'Angoumois, le musée d'Angoulême possède une pierre tombale du XIIIe siècle, située jadis au-dehors de l'abside de Vilhonneur, représentant Pierre de Chambes.

Cette maison était alliée aux premières familles de France depuis le XIe siècle et a donc produit un grand nombre d’hommes éminents célèbres à différents titres, et dont plusieurs ont occupé les charges les plus prestigieuses du Royaume.

La terre de Chambes est située paroisse de Laplaud (Roumazières-Loubert, actuellement), en Angoumois. Cette Maison d'ancienne chevalerie est divisée en plusieurs branches, dont la plus illustre, celle des comtes de Montsoreau en Anjou, a tenu un rang considérable au XVIe siècle, et a possédé de grands fiefs en Poitou, par héritage de la branche des Chabot. Une autre branche habitait Boisbaudran à Mauzé-Thouarsais au XVIe siècle.

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Jean III de Chambes, chevalier, seigneur de Montsereau, était le chef de cette grande maison (branche Montsoreau). Jean III en constitue la deuxième génération. Il est le fils de Jean II de Chambes (1410  - ?) qui s’illustra à la cour de Charles VII. 

Jean II de Chambes est chevalier, seigneur de Montsoreau et d'Argenton, conseiller et chambellan des rois de France Charles VII et Louis XI.

Avancé en âge lors du trône de ce dernier, il obtint les seigneuries de Saintes, de Périgord, d'Angoulême et du Haut Limousin par lettres données à Amboise le 24 avril 1469. Il se distingua également par ses talents diplomatiques. Charles VII lui envoya en 1452 auprès du dauphin Louis, futur Louis XI, afin de résoudre le conflit entre eux, à la suite du mariage de ce dernier sans autorisati[on].

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Ascendants de Jean III de Chambes, époux de Marie de Chasteaubriant

 

Puis, Jean II de Chambes fut chargé de négocier la capitulation de Bordeaux pendant la campagne de 1453 en Guyenne. Avec Thibaud de Lucé, évêque de Maillezais, par lettres datées de Montilz-lèz-Tours le 11 avril 1453, il négocia un traité d'alliance avec les envoyés de Frédéric II de Saxe, comte palatin du Rhin et duc de Bavière, traité qui fut conclu à Tours le 13 avril 1453[].

Encore en 1459, il alla à Venise, pendant le congrès convoqué à Mantoue par le pape Pie II afin de préparer une croisade.

 

                                                                                               Les enfants de Jean III de Chambes et de Marie de Chasteaubriant

De leur union naquirent:

Ø Philippe de Chambes, baron de Montsoreau (1500 - 1574) qui épousa Anne de Laval, fille de Gilles, baron de Loué,

Ø Hippolyte de Chambes (1497 - ?)  mariée en 1526 avec Jacques d’Amboise †1536

Ø Louise née vers 1500 qui épousa en 1529 Jean de Malestroit.

Philippe et Anne eurent un fils, Jean de Chambes, baron, puis Comte de Montsoreau (1530-1575) qui fut un catholique fanatique, chapitré par sa sœur, moniale à l' abbaye de Fontevraud. Il s'était fait remarquer par son allant et par sa cruauté au cours des guerres précédentes et avait obtenu en récompense le gouvernement de Saumur: le mardi 26 août 1572, le gouverneur de l'Anjou, Puygaillard, lui envoie l'ordre d'éliminer les Huguenots de Saumur, puis de faire de même à Angers. Quatre jours après le massacre de la Saint-Barthélémy (24 août 1572), il arriva à Saumur et tua de sa main François Bourneau, lieutenant-général de la ville.

Il se rendit ensuite à Angers et en plein accord avec l’évêque d’Angers, Gabriel Bouvery, il fit fermer les portes des enceintes puis commença le regroupement de personnalités Huguenots qu'il tua lui-même. Il combattit au siège de Lusignan et à la prise de Fontenay-le-Comte, il avait la plus cruelle réputation et sur cent hommes qu'il faisait prisonniers, en gardait douze, dit-on et massacrait le reste.

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Jean de Chambes, catholique fanatique, petit-fils de Marie de Chasteaubriant

 

Impitoyable, Jean de Chambes fait régner la terreur dans la région. L'église réformée de Saumur est presque éliminée. Averti des exactions et violences de son gouverneur, Charles IX finit par le rappeler à l'ordre le 14 septembre 1572 : « je vous prie très expressément que vous ayez incontinant, non seullement à ne continuer, et faire cesser telles exactions et violences ».

Nous verrons que son cousin, François III de la Noüe dit Bras de Fer, petit fils de Madeleine de Chasteaubriant, fut au contraire un grand défenseur de la cause huguenote.

 

C- Madeleine de Chasteaubriant

Madeleine, dame de Chavannes, qui épousa Jean-François I seigneur de La Noüe, Chavannes, Bretoncelles, Guémené, Toulan, Basoges, Launay-Basoin, Le Bois-Greffier, Lesemeuc, La Porte-Bernier et La Bouexière, qualifié en 1481 noble écuyer puis noble et puissant seigneur, reçut en cette année un aveu comme seigneur de Guémené.  Il est le fils d’Olivier et Jeanne, fille de Guy II de Laval, chambellan du Roi Charles VII, conseiller du duc de Bretagne. Il se distingua dans les guerres d'Italie vers l'an 1510, avec les maréchaux de Rieux et de Rohan-Gié, et d'autres seigneurs. Il eut, par acte de 1519, permission de Tanneguy Sauvage, baron de Retz, pour faire construire sur la terre de La Noüe, château, maison forte, tant à douves qu'à pont-levis, comme bon lui semblerait, avec tous les droits de châtellenie: cette permission lui fut accordée, tant en considération de ses services, que de la noblesse, et aux fins de l'augmentation de la seigneurie de La Noüe.

Celui-ci devint sieur de St Hilaire en 1517. Il testa à Nantes le 26 juillet 1537, décéda en 1547 et fut inhumé à Notre-Dame de Fresnay, près de son père (Source : Précis généalogique de la maison de La Noüe, p. 66-67).

Maison de la Noüe-Briord

Les origines de la famille de la Noüe ont été révisées dans plusieurs ouvrages tels que le " Précis généalogique de la Maison de la Noüe " par le vicomte Oscar de Poli et l’excellent travail réalisé par Gaétan Lanoue (http://lanoue.free.fr/lanouefr_histoire.htm) du Québec qui a fait le lien avec les Lanoue, La Noue, La Noë, Lanoux, Lanneau, Lanou d’Acadie et du Canada.

La famille de La Noüe est d'ancienne extraction bretonne. Le premier à porter ce nom vivait au XIème siècle en Bretagne à l'embouchure de la Loire. Á cet endroit les terres sont basses et humides d’où le nom : « Une noue, en hydrologie, est un fossé herbeux, d'origine naturelle ou aménagé par l'homme, qui remplit un rôle de zone-tampon pour les eaux de ruissèlement ». Ce nom fut porté par plusieurs familles et est aussi retrouvé dans les archives de la Nouvelle France, ceci étant lié à l’immigration des de la Noüe en Amérique du Nord aux XVIème et XVIIème siècles.

Branche primitive des seigneurs de la Noüe

Vivant et Salomon de la Noüe vivaient vers 1085, ils furent témoins d'une sentence en faveur de l'abbaye de St-Serge d'Angers.

Ø Garnier de la Noüe vivait en 1152 peut être présumé père du suivant.

Ø Guillaume, seigneur de La Noüe, chevalier, décédé en 1200. Fut inhumé dans l'église de Fresnay en Retz, évêché de Nantes, où son tombeau existait encore en 1661. Présumé père du suivant.

Ø  Jean, seigneur de La Noüe, chevalier, testa au mois de mars 1246, fit un leg à l'abbaye de Geneston. Père du suivant.

Ø Jean II, seigneur de La Noüe, est cité fils de feu Jean de la Noüe dans une enquête faite en 1263 par l'abbé de Geneston. Probablement père du suivant.

Ø Jean III, seigneur de La Noüe, damoiseau était mort en 1286. Présumé père du suivant.

Ø Guillaume II, seigneur de La Noüe, était damoiseau, vivait en 1308, présumé père du suivant.

Ø Guillaume III, seigneur de La Noüe, était mort en 1371. Des biens furent confisqués par Charles V. Testament: 1372. Enfants: Olivier qui suit, Jean, Girard, Gilles, Maurice.

Ø Olivier, seigneur de la Noüe apparaît dans les titres de cette Seigneurie en 1365. Il fut probablement père de Guillaume qui suit, Jean, Maurice, Marie, Jamette, Tiphaine.


Branche des seigneurs de la Noüe-Briord

Différentes branches sont issues d’Olivier : Bogard, Passy, Vair, Vieuxpont, Briord, des Aubiers. Nous nous intéresserons qu’à la branche des de la Noüe-Briord dont est issu Jean-François I seigneur de La Noüe :

Impitoyable, Jean de Chambes fait régner la terreur dans la région. L'église réformée de Saumur est presque éliminée. Averti des exactions et violences de son gouverneur, Charles IX finit par le rappeler à l'ordre le 14 septembre 1572 : « je vous prie très expressément que vous ayez incontinant, non seullement à ne continuer, et faire cesser telles exactions et violences ».

Nous verrons que son cousin, François III de la Noüe dit Bras de Fer, petit fils de Madeleine de Chasteaubriant, fut au contraire un grand défenseur de la cause huguenote.

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Ø Guillaume IV, Seigneur de la Noüe qui fut un des nobles de la Baronnie de Retz prêta serment au duc de Bretagne en 1384. En 1402, il rendit aveu à la Châtellenie des Huguetières, pour la terre noble de Guibretoux. Il mourut en 1417, ne laissant qu'une fille qui suit:

Ø Jeanne, dame de La Noüe, fut mariée à Jean de Basoges et moururent sans enfant avant 1453. Elle légua à Maurice de la Noüe son cousin-germain.

Ø Maurice de La Noüe, troisième fils d'Olivier I, écuyer de Bertrand de Dinan en 1414, seigneur de Guibretoux et de Toulan, receveur général de Bretagne en 1419, mort avant 1451. Il eut: Maurice de la Noüe II, qui suit, Jean auteur des comtes de Vair qui suivront, Guillaume et Colas.

Ø Maurice II, Seigneur de La Noüe, noble écuyer, après la mort de Jeanne, succéda aussi à son père dans la succession de la terre de Guibretoux, dont il rendit aveu en 1453. En 1459, conseiller du duc de Bretagne. Époux de Jeanne de Carné, fille de Payen de Carné et Raoulette de Mello*, née vers 1420. Décédé en 1463. Il laissa pour enfants: Olivier de La Noüe, qui suit, et Guillaume trésorier général de Bretagne en 1459. (*Source: Alain de Carné)

Ø Olivier II, seigneur de La Noüe, de Guibretoux, la Nivardière, chevalier rendit aveu de la terre de la Noüe en 1463 et épousa Jeanne, fille de Guy II de Laval, chambellan du Roi Charles VII. conseiller du duc de Bretagne. Décédé en 1481. Inhumé à Fresnay. Père de Jean-François, mari de Madeleine de Chasteaubriant.



Les enfants de François I de la Noüe et de Madeleine de Chasteaubriant

De l'union avec Madeleine naquit François II de la Noüe, Seigneur de Briord, Loroux-Bottereau, La Roche-Bernard, Launay Basouin, Le Haut-Plessis, de Chavannes, Bretoncelles et la Beuvrière au comté du Perche (Arrière Ban de 1568, publié par le Vicomte de Romanet, Reg 84, fol 120 et reg 90, fol, 170), du Boisgreffier, Lesemeuc, de la Porte-Bernier et la Bouexière. François II de la Noüe fut Gentilhomme de la chambre du roi François Ier, Lieutenant général en Touraine au siège de Chinon. François II de la Noüe Se fit moine dominicain après son veuvage. François II avait épousé le 4 janvier 1529 Bonaventure de l'Espervier †1563, dont il eut deux enfants:

 

Ø Claude-Marguerite de La Noüe †1573

Ø François III Bras de Fer de La Noüe 1531-1591

 

 François de la Noüe III, haut et puissant seigneur, né à Nantes en 1531; à la prise de Fontenay, en Poitou il a le bras gauche fracassé et amputé. Un mécanicien de la Rochelle lui fabrique un moignon muni d'un crochet pour guider son cheval d'où son surnom de "Bras de Fer". 

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            François III de la Nouë, le Bayard huguenot, petit-fils de Madeleine de Chasteaubriant

 

Il fut appelé "Le Bayard huguenot" pour sa bravoure et sa loyauté
« l'ennemi qui résiste il faut se montrer superbe, et après qu'il est vaincu il est honnête d'user d'humanité" (François III de la Noüe). Il est d'abord appelé à la cour de François 1er en qualité de page du futur Henri II.

Plus tard, l'occasion lui est donnée de montrer son habileté et son courage en Piémont, lors des guerres d'Italie.

C'est là qu'il noue des liens d'indéfectible amitié avec le cadet des frères Châtillon : François de Coligny, seigneur d'Andelot.

Le traité du Cateau-Cambrésis a mis un terme aux guerres d'Italie. C'est, pour La Noüe, une pause dans son activité de combattant, une occasion aussi de commencer à se frotter à la politique, ou du moins d'en observer le près les mécanismes. Il a en effet ses entrées à la cour où le meilleur accueil lui est réservé, car en dépit de sa récente conversion, ses hautes qualités morales inspirent confiance.

En 1558, à la faveur du voyage qu'il effectue sur ses terres bretonnes, assisté du pasteur Gaspard Carmel dit Fleury, il organise au château de la Bretesche près de Nantes de mémorables prêches qui auront pour conséquence l'adhésion d'une partie de la noblesse bretonne à la Réforme.  Entre 1558-1560 il est capitaine et guidon de la compagnie du Maréchal de Damville. Entre 1562 et 1568, il fit  aveu au roi et  participa aux batailles de Jarnac et de Moncontour-en-Poitou. En 1570 il participe à la prise de Luçon.

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Ensuite, après la prise de Fontenay (1570), François III, maintenant « bras de fer », participa au siège de La Rochelle: il servit de négociateur entre les belligérants. La même année il ravitaille Mons assiégée, mais doit capituler le 19 septembre devant le duc d'Albe. En 1578  François III de la Noüe reçoit la charge de Grand Maréchal de camp. En 1579 il participe à la prise de Louvain, Bruges et Cassel. En 1580 il prend Ninove aux Espagnols, mais il en tombe captif le 10 mai de la même année et n'est libéré qu'au bout de 5 ans, le 28 juin 1585.

Durant sa captivité il écrit un livre intitulé "Discours politiques et militaires" édité en 1587, que Napoléon appellera plus tard "La Bible du Soldat".

"Il se voulait davantage un grand homme de bien qu'un grand homme de guerre" (Henri de Navarre).

Pendant les guerres de la Ligue, il commandait l'armée du prince de Dombes. Le 30 juin 1591, il conduisit l'armée Royale à Quintin. Vers le 4 juillet, après une escarmouche avec les chevaux légers et les arquebusiers du duc de Mercoeur, l'armée regagna Quintin. Puis elle partit pour Lamballe. C'est le 18 juillet que le capitaine François de la Noüe fut blessé d'une balle d'arquebuse en allant reconnaître les défenses du château de Lamballe, blessure dont il mourut à Moncontour le 4 août.

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                  Discours politiques et militaires de F. de la Nouë

 

Ce personnage avait la réputation d'un grand général, d'un habile négociateur, d'un excellent politique, d'un bon citoyen et d'un homme vertueux. Il avait épousé Marguerite de Téligny, fille de Louis, tué à la Saint-Barthélémy et de Louise de Coligny. Celle-ci se remaria à Guillaume de Nassau, prince d'Orange.

François eut pour descendance:

 

Ø Odet de la Noüe

Ø Théophile de la Noüe qui prit le nom de Téligny après la mort de Claude de la Noüe son neveu. Il épousa Anne Hatte, d'une famille de Beauce, il eut deux filles nommées Catherine et
Angélique.

Ø Jeanne qui s'est mariée au marquis Goyon de la Moussaye, dont elle n'eut point d'enfants. 

Ø Marie, mariée au baron de Chambray puis en deuxième noce à Joachim de Bellengreville, seigneur de Neuville, chevalier des Ordres du Roi et grand prévôt de France, et suite à ce nouveau veuvage, en septembre 1622, à Pons de Laurières-Thémines de Cardaillac, marquis de Thémines, maréchal de France dont elle fut la seconde femme.

Ø Anne qui épousa en première noce David, baron de la Musse et de Ponthus, banneret de Bretagne puis Jacques, marquis de Cordouan, seigneur de Nimbré, au Maine.

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