Restauration du vieux château (2007-2009)

Ce bâtiment, le plus ancien de l'ensemble, remonte à la fin du XVéme siècle. Il présente beaucoup de charme et est la partie la plus authentiquement percheronne de l'ensemble.

Certains indices découverts lors de la restauration sur le mur face nord, laissent supposer que le bâtiment a été modifié et qu'une autre construction, aujourd'hui disparue, existait plus en avant. En outre des meurtrières dans la tour sont bouchées par le bâtiment existant ce qui laisse encore supposer un changement de configuration au cours des siècles passés, et cela avant le XVIIéme siècle, période à laquelle nous disposons d'informations.

Ce bâtiment n'a pas fait l'objet de restauration depuis au moins deux siècles. En effet, le baron des Chesnes, dès 1830, avait pris soin de l'isoler du reste du château en détruisant la partie le reliant au reste de l'édifice (volontairement?). En effet les plans établis à cette période présentés en section architecture montraient encore la liaison correspondant au deux tours pyramidales au corps central du manoir du XVIIéme siècle. En outre le baron des Chesnes avait fait planter des pins dans l'espace créé entre les deux parties du bâtiment ainsi que des arbres devant l'écurie [voir sections (i) poèmes: les pins de St Hilaire et (ii) les anciennes photographies présentées dans la section correspondante]. Le but recherché n'était-il pas de cacher la "misère" par rapport au reste du bâtiment (nouveau château) pour lequel il venait d'édifier le pignon est en prolongement du bâtiment existant (voir section architecture)?

En 2004, le vieux château était bien délabré: un toit percé, le plafond du premier étage éffrondé, les fenêtres défoncées, les crépis tombant au sol par plaques, le bel escalier du XVéme siècle à balustres menaçant de tomber. L'absence d'alimentation éléctrique témoignait aussi que les anciens propriétaires n'avaient pas pris en compte une amélioration quelconque de l'édifice.

Le vieux château a donc été entièrement restauré: la magnifique charpente fut réhabilitée, un nouveau toit mis en place. Les murs en pierre, grattés et enduits à la chaux du Perche, furent mis en valeur. L'escalier en pierre à balustres qui menaçait de s'effondrer fut réhabilité par un tailleur de pierres. La bâtisse fut pour la première fois de son histoire viabilisée (électricité, chauffage...). Les très belle caves en voute furent nettoyées.

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Le vieux château avant et durant les travaux

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Restauration des escaliers du XVéme dans le vieux château (2008)

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Rénovation des pièces du vieux château

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Création du jardin à la française: excavation du terrain, édification d'un mur, mise en place d'un bassin (ancien bassin de la ville de Vimoutiers), création des allées et mise en place des végétaux (buis, rosiers et autres)

Les jardins à la française et le parc

Les gravures du château réalisées par Madame Augustine Desjobert vers 1830 ainsi que les plans préparés à la demande du Baron des Chesnes (voir section architecture), montrent que le parc était arboré et que des jardins à la française avaient été établis, d'une manière surprenante, non pas en face du château... mais en contrebas, sur la droite des bâtiments (face ouest), derrière les chenils et le bûcher.

Ceux-ci avaient complétement disparus en 2004 et fait place à une jungle de ronces et d'arbres morts.

De nouveaux jardins à la française furent donc créés, cette fois-ci, en face du château, sur la face sud. Deux jets d'eau placés dans deux bassins anciens en pierre (dont l'ancien bassin de la ville de Vimoutiers) furent installés. Les escaliers en granit, initialement placés entre le nouveau château, furent déplacés sur l'axe central du jardin à la française, axe sur lequel on trouve aussi l'allée principale du jardin et les deux bassins cités ci-dessus. Pour créer le plan sur lequel est établi le jardin à la française, il fallut réaliser des terrassements importants, construire un mur en parallèle du château et amener plusieurs millers de mêtres cubes de terre. Une fois les terres engazonnées, de nombreux buis furent plantés pour donner à ces jardins les caractéristiques définies par Philibert de l'Orme, au XVIIéme siècle.

Le parc forestier est en cours de réhabilitation, de nombreux arbres tombés lors de la tempête de 1999, restant encore à terre.

Les anciens chemins forestiers ont été remis en service au cours de l'été 2009.

 

Restauration du nouveau château (2004-2007)

Le nouveau château était partiellement en ruine en 2004: le toit du bâtiment faisant face à l'ouest, vers le vieux château, n'était plus étanche, si bien que les planchers des premier et deuxième étages avaient du être étayés. L'intérieur du bâtiment dans toute la partie ouest était délabrée: les papiers peints noircis par les moisissures, cloisons branlantes, réseau électrique hors service, mérulles ayant détruit le plancher du rez de chaussée, chaufferie inadaptée, terrasses poreuses laissant passer des litres d'eau...

Le toit en ardoise, côté est, présentait aussi des infiltrations. Le plâtre des plafonds était très endommagé, les peintures uniformément de couleur grise, ne mettaient pas en valeur les moulures des boiseries et autres stucs qui avaient du être beaux il y a plus d'un siècle.

Les cuisines, au rez de chaussée, avaient été transformées en garage il y a une cinquantaine d'années. Les avant-derniers propriétaires avaient bien essayé de redonner à cette grande pièce son activité originelle, mais hélas sans faire l'investissement nécessaire. Ici encore, il fallut reconstruire un plancher, entre le rez-de-chaussée et le premier étage. A plusieurs endroits, des IPN furent placés pour renforcer la structure.

Les murs extérieurs couverts de lierres et autres plantes grimpantes furent nettoyés et repeints. L'ensemble des pièces furent rénovées et décorées par un artiste diplômé de l'Ecole de Florence, et cela  sans toucher à la configuration initialement trouvées. Le toit côté est fut entièrement refait. L'électricité a été remise aux normes de ce début du XXIéme siècle, ainsi que la chaufferie mise en adéquation avec le volume à couvrir. L'ensemble des bâtiments est maintenant couvert par un réseau informatique permettant les différents contrôles nécessaires.

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Nouveau château avant et après les travaux de 2004-2007

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Restauration des écuries (2006-2007)

Restauration des communs et autres bâtiments

Les communs étaient globalement dans le même état que le vieux château: le toit des écuries n'assurait plus aucune étanchéité, il pleuvait dans la chambre "du palefrenier", l'appartement du gardien était dans un triste état.

Ici encore il fallut entièrement restaurer le bâtiment: le toit fut refait, les murs intérieurs nettoyés, enduits et peints, un nouvel encadrement en pierre de la fenêtre au niveau du toit fut réalisé, l'électricité et la plomberie complétement remis à neuf.

Les autres communs: chenil, bûcher, clapiers subirent le même sort. De la petite maison "du pêcheur", au bord de ce qui fut le bief (complétement envasé), il ne restait qu'une ruine. Celle-ci fut reconstruite à l'identique, par rapport aux photographies de la fin du XIXéme, présentées sur ce site. Quant au bief, il fut entièrement nettoyé en 2009, redonnant à la maison du pêcheur son charme d'antan. 

A venir...

De la chapelle de Saint Hilaire des Noyers détruite il y a une quarantaine d'années, il ne reste que le sol et son carrelage. Un permis de construire a été obtenu pour la reconstruire pratiquement à l'identique. Ces travaux devraient débuter dans les deux ans à venir.

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La maison du pêcheur, avant (D) et après (G) restauration intégrale

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Restauration du bief 2009 (plus de 1,60 m de vase)